D'autres animaux remplissaient-ils ce rôle psychopompe ? Effectivement, les rapaces nocturnes avaient aussi cette fonction. L'on voit, par exemple, une chouette anthropomorphisée qui arrache un défunt sur un trône dans le but, sans doute, de s'envoler avec lui. Les chiens aussi remplissaient ce rôle d'accompagnement des morts. Aujourd'hui encore, dans les communautés andines, on sacrifie le chien du défunt. Au-delà du sacrifice, cette pratique est sans doute beaucoup plus ancienne. Elle pourrait remonter à la période formative, bien avant les Mochicas, mais cela reste une supposition… Beaucoup d'informations semblent encore vous manquer… Incontestablement, et c'est pourquoi il faut se méfier de l'imagination des archéologues en particulier à propos des Mochica (rires).                                                                                                                  Pour en savoir plus (en langue française)    Le Pérou des Mochicas. Un petit monde de terre cuite. Catalogue d'exposition du Château Musée de Boulogne-sur-Mer. 2008. Les archives audiovisuelles de la Fondation Maison des Sciences de l'Homme via : Claude Joulin     Nicolas Goepfert Oedicnème Camélidé  ©        de Nicolas Goepfert ©     dans Archéologia   N°476. Avril 2010 Quai Branly Les seigneurs mochica du Pérou Lire l’article Un nouveau modèle d’interprétation de l’horizon Cupisnique-Chavin LAVALLEE Danièle. Les représentations animales dans la céramique mochica. Université de Paris / Institut d'Ethnologie / Musée de l'Homme. Paris 1970. Et aussi... Dans “Halte au Pillage” publié fin mars 2011 aux éditions Errance, Nicolas Geopfert, Anne Touchard-Houlbert et Vincent Chamussy signent dans le chapitre intitulé “Sacs et saccages dans les Amériques” un article intitulé :”La pratique de la “huaqueria au Pérou : un patrimoine détruit à 90 %” http://www.halte-au-pillage.org/sommairelivreHAP.php Collectif sous la direction de Grégory Compagnon Préface de Jean-Loïc Le Quellec Sacs et saccages dans les Amériques Sommaire de l’ouvrage : Diffusion en HD de la conférence intitulée : “Les Mochicas : pratiques rituelles et artistiques dans la Huaca de la Luna” Interventions de Nicolas Goepfert et Véronique Wright en date du 25 septembre 2008. A l’initiative du Centre Culturel Péruvien de Paris (CECUPE) Vidéo enregistrée à la Maison de l’Amérique Latine à Paris  http://www.archivesaudiovisuelles.fr/FR/_video.asp?id=1646&ress=5030&video=115997&format=68 Cliquez ici pour revenir aux réponses des chercheurs... À part de la viande, que contenaient-elles ? Beaucoup d’ingrédiens alimentaires, dont du mais, des arachides et  d’autres plantes,  auxquels  s’ajoutaient  des  liquides  comme  la chicha, une boisson alcolisée  à   base  de  maïs.  Par  ailleurs, certains  vases  représentent  des offrandes alimentaires et nous supposons qu’ils étaient placés dans la tombe en  substution  d’offrandes  en  nature. Au lieu d’offrir un lama, on déposait un vase qui figurait métaphoriquement l’animal. A côté de sa fonction alimentaire, c’est-à-dire  d’un  viatique  pour  le  mort, les  camélidés  avaient aussi un rôle psychopompe.  C’est  eux  qui  conduisaient l’âme du mort dans l’inframonde. Un vase mochica montre un défunt, encore en chair, descendu dans la tombe par    deux   squelettes.  Tout  à  côté, outre  la  présence  d’un  cervidé,  d’un oedicnème  et   d’une  chauve-souris,  l’on   peut  voir  un lama  qui  porte  un mort. La représentation est métaphorique, car l’animal supporte au  maximum 30 kg.  De fait, il est là pour guider l’âme du mort. Cette fonction symbolique a perduré  jusqu’à  nos  jours.  Nous  le savons aussi grâce aux données ethno- graphiques et ethnohistoriques. Propos recueillis en 2009 Les jeunes enfants et lamas sacrifiés                   de Huanchaquito En  2011, les habitants de Huanchaquito, sur la côte  nord  du  Pérou, à quelques kilomètres de Chan  Chan, l’ancienne  cité  chimu, ont  mis au jour un charnier contenant les ossements de 42 enfants  et  adolescents mêlés à ceux de 72 ca- mélidés. Nicolas  Geopfert  est  intervenu sur le site  en  qualité d’archéozoologue à la demande de l’archéologue péruvien Oscar Gabriel Prieto.   Photo Nicolas Goepfert                                  Lire l’article Lire les articles de Nicolas Goepfert sur www.academia.edu